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Programme du Club 83 (2016-2017)



Programme Club 83


Editorial "Présence" Mars 2017



Mars 2017



Voeux de la Présidente du Conseil synodal




Chères catholiques-chrétiennes, chers catholiques-chrétiens,

Comme le temps passe ! C’est déjà pour la sixième fois que je peux vous adresser mes vœux les meilleurs pour l’année à venir. Cette année, j’aimerai vous transmettre mes impressions sur la notion de « valeurs », un mot souvent utilisé et naturellement ouvert à de nombreuses interprétations. Toutefois, fondamentalement, une valeur contient une signification sur la base de son contenu, de la position de l’interprète et de la compréhension ressentie par le ou la destinataire. Les valeurs sont des aides à l’orientation et marquent le caractère de chaque personne mais aussi de chaque organisation, en particulier d’une Église. La question, à quelles normes et valeurs une organisation s’oriente, prend donc tout son sens.

Plusieurs événements se profilent pour notre Églises dans les années à venir, dont un des points culminants est certainement la 150e session du Synode national, qui aura lieu à Bâle en 2018. Nous serions donc bien avisés de nous faire quelques réflexions pour nous y préparer. Comment voulons-nous célébrer ce jubilé ? Comment pouvons-nous communiquer au grand public les 150 ans d’existence de notre Église ? Comment témoignerons-nous de notre identité ecclésiale ? Quel devrait-être l’élément central de notre message ?

On ne peut pas ignorer que la sécularisation progresse en Europe. Dans notre culture, le nombre des personnes sans confession ne cesse de croître. De moins en moins de fidèles participent aux messes. Trop peu d’étudiants et d’étudiantes sont inscrits à notre département à la faculté de théologie de l’Université de Berne. D’un autre côté, force est de constater que d’autres communautés religieuses, parmi lesquelles aussi des communautés chrétiennes occidentales, parviennent à se consolider voire même à se renforcer. Un besoin pour les valeurs et messages valeurs chrétiens doit donc exister dans notre culture.

Une des conséquences possibles est que nous devons réfléchir si notre message traditionnel, transmis par nos ecclésiastiques, dans nos célébrations, par nos publications et notre présence, est ressenti et entendu comme nous le souhaitons. A notre époque agitée où tout va vite, les paroles prononcées se transforment en slogans vides de sens. Les informations sont diffusées à grande échelle par les médias sociaux, souvent sans aucune vérification du contenu et des valeurs véhiculées. J’ai lu dernièrement (je l’avoue, sur mon iPhone), que nous nous agitons huit heures par jour sur internet. Des nouvelles (breaking news), courriels, achats en ligne... le monde entier est à portée d’un clic de souris. Huit heures. Chaque jour. C’est plus de temps que la plupart d’entre nous passons à dormir.

Albert Einstein disait que « la folie, c’est se comporter de la même manière et s’attendre à un résultat différent », et j’ose prétendre que nous nous faisons tous prendre une fois ou l’autre en flagrant délit. Aussi bien l’Église que l’être humain doit savoir dire oui à l’époque à laquelle nous vivons maintenant. La transmission de génération en génération de la foi et de la croyance semble dérangée, interrompue. Des questions s’accumulent et nous exhortent à des réponses. Quel est l’origine, la cause du malaise ? Est-ce dû à notre prospérité (cette question est certes à relativiser) ? Est-ce que l’Église à de manière générale un problème de crédibilité ? Ou est-ce que la cause est à chercher parmi les personnes qui la représentent ? Il n’existe aucune recette miracle, ou du moins je n’ai aucune panacée à vous offrir. Je suis néanmoins convaincue que nous devons vivre la foi par un comportement ouvert et convainquant. Les enfants peuvent être motivés à s’engager dans l’Église, aujourd’hui comme hier. La foi est incorporée dans un vaste environnement, elle vit et s’épanouit par les relations au-sein de la communauté et la société. Cela vaut aussi bien pour notre Église que pour les individus. Le sentiment d’appartenance en ressort grandi, pour autant que nous sachions l’entretenir et le promouvoir. Le corollaire est évident : nous devons améliorer la communication au sein de notre Église. Nous devons chercher la discussion avec tout le monde. L’Église est appelée à offrir des alternatives aux modèles moraux égoïstes qui se limitent au moment présent. L’Église doit donner de l’espérance aux êtres humains et projeter une image positive de la foi. La pastorale et la diaconie sont des valeurs importantes pour notre Église, sans oublier l’œcuménisme, qui est depuis toujours un objectif catholique-chrétien central.

C’est pourquoi je suis très reconnaissante du travail fondamental qu’effectuent nos ecclésiastiques, sans oublier l’engagement de beaucoup de responsables des organisations de jeunesse catholiques-chrétiennes, qui organisent des camps de ski, de Pentecôte et d’été.

Les enfants comme les adultes ont besoin de joie et de gaité. Nous voulons apprécier cette convivialité d’être ensemble. Il est légitime de faire la fête ensemble. Nous pouvons ainsi faire le plein de courage et d’énergie. Nous ne voulons toutefois pas oublier que, encore et toujours, des millions d’hommes, de femmes et d’enfants doivent lutter pour leur survie. Peu importe si nous aidons activement ou par une donation, l’important est que nous nous engagions. Cela fait partie de notre mission principale en tant qu’Église et être humain.

Dans ce sens, je vous souhaite de tout cœur une bonne année 2017, et que la paix progresse !

Manuela Petraglio-Bürgi

Président du Conseil synodal


    Manuela Petraglio       
           


















 








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