Paroisse de Neuchâtel
Adresses et informations pratiques
Eglise Saint-Jean-Baptiste
Rue Emer-de-Vatel
2000 Neuchâtel
Messe les 2ème et 4ème dimanches du mois et fêtes, à 18h.
Curé
M. Jean Lanoy
Tél. (032) 968 44 13
Portable (079) 344 44 13
Courriel : jean.lanoy@catholique-chretien.ch
Président du Conseil de paroisse
M. Franz Murbach
Avenue de Bellevaux 30
2000 Neuchâtel
Tél. ( 032) 725 85 31
Courriel : franz.murbach@bfs.admin.ch
Pour tous renseignements
Secrétariat les lundi, mercredi et vendredi matin.
Rue de la Chapelle 5
2300 La Chaux-de-Fonds
Tél. (032) 968 44 13
Fax (032) 968 86 38
Courriel : neuchatel@catholique-chretien.ch
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la page des paroisses de Suisse
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les horaires des cultes en Suisse romande
Un peu d'histoire
Contrairement à la paroisse catholique-chrétienne de La
Chaux-de-Fonds, la paroisse partielle du Bas, connue sous le nom d'Association
catholique-chrétienne de Neuchâtel et environs, n'est pas
née dans le contexte de Vatican I et issue de la Réforme
catholique des années 70 du l9ème siècle. Ses origines
remontent à 1912 ou quelques jeunes suisses allemands, étudiants à l'Ecole
supérieure de commerce de Neuchâtel fondent un groupement
catholique-chrétien de jeunes. Par leur zèle et avec l'aide
des ecclésiastiques de Bienne, un premier service divin put être
célébré le 24 novembre 1912 à la chapelle anglaise
DuPeyrou, mise gracieusement à leur disposition. Les cultes ont été célébrés
régulièrement jusqu'en 1914. La première guerre mondiale
est sans doute responsable de l'interruption de ces offices, qui reprennent
cependant le 21 décembre 1925, toujours à la chapelle anglaise.
Le curé Stuiber de Bienne avait réussi, avec M. Josef Butler-Degen
et la famille Hegelbach, à rassembler les coreligionnaires dispersés à Neuchâtel
et dans le vignoble. Plusieurs familles de catholiques-chrétiens
fidèles, arrivées pour la plupart de Suisse allemande, se
joignent alors à eux.
C'est le 30 avril 1944 qu'une trentaine de coreligionnaires, assemblés à la
chapelle anglaise sous la présidence du curé Paul Richterich
- chargé depuis 1930 de leur pastoration - fondent l'Association
catholique-chrétienne de Neuchâtel et environs, selon la Constitution
de l'Eglise catholique-chrétienne de la Suisse. Elle fait dès
lors partie du diocèse catholique-chrétien de la Suisse.
Le curé Richterich est chargé par l'évêque
A. Küry d'assumer, comme par le passé, la pastoration de l'Association.
Les offices sont célébrés en français et en
allemand. Le 11 novembre 1945, proposition est faite que les offices en
français soient célébrés par le curé Jean-Baptiste
Couzi de La Chaux-de-Fonds, ceux en allemand par le curé Paul
Richterich.
Les collectes constituent le fonds de l'Association, les frais de la pastoration étant à la
charge de l'Oeuvre catholique-chrétienne de la Diaspora, en attendant
le développement financier de l'Association.
Les raisons qui ont incité à la transformation d'une station
de culte en Association constitutionnelle sont, avant tout, d'ordre spirituel
et moral. En outre, la réorganisation de la vie religieuse dans
le canton de Neuchâtel après la séparation de l'Eglise
et de l'Etat a obligé les catholiques-chrétiens à mieux
défendre leurs intérêts.
Dès l'automne 1954, la Ville ayant repris l'usage de la chapelle
anglaise pour y loger l'Académie de Meuron, la paroisse réformée
des Valangines nous offre l'hospitalité, une hospitalité des
plus chaleureuses qui a eu des effets extrêmement positifs sur les
relations oecuméniques intenses vécues pendant des années
dans le quartier des Valangines.
Depuis notre "installation" au temple des Valangines en 1954, le curé Couzi
devient le seul desservant de notre communauté et les liens se resserrent
de plus en plus avec la paroisse de La Chaux-de-Fonds, avec laquelle l'Association
forme la paroisse catholique-chrétienne du canton de Neuchâtel.
Le siège de la paroisse cantonale se trouve à La Chaux-de-Fonds
et c'est le conseil de paroisse, auquel appartient un membre de l'Association
de Neuchâtel et environs, qui gère l'ensemble des affaires
administratives. Un seul ecclésiastique, habitant La Chaux-de-Fonds,
dessert le canton.
L'Association de Neuchâtel a une certaine autonomie en ce qui concerne
les affaires locales qui sont gérées par un comité de
5 personnes et l'assemblée générale. L'effectif de
l'Association a augmenté au cours des décennies au hasard
de l'arrivée de nouvelles familles catholiques-chrétiennes,
de Suisse allemande et du Jura surtout.
Si, pour la vie d'une communauté, un lieu de culte est indispensable,
la jouissance de locaux paroissiaux l'est pratiquement autant.
Le curé Couzi caressait ainsi le rêve d'ériger une église à Neuchâtel
et, en 1957, il parvient à partager son rêve et son enthousiasme
avec quelques paroissiens qui se mettent aussitôt au travail: création
d'un groupe féminin, auquel se joignent, une fois par mois les messieurs,
pour préparer les ventes de paroisse destinées à recueillir
des fonds pour l'achat d'un terrain et la construction de l’église.
Nous n'avons, en effet, en 1957, qu'un capital de fr. 9.000.-.
Pure folie pour les uns que ce projet de construction, acte de foi pour
les autres, forts de la promesse que tout est possible à celui qui
croit. L'acte de foi a prévalu et tout a été rendu
possible. La petite poignée d'hommes, de femmes et de quelques jeunes
aussi, qui a mené à bien cette construction, a pu vérifier
la vérité de l'adage: "Aide-toi toi-même et le ciel
t'aidera". Si un engagement presque démesuré a été nécessaire
pour réussir, l'aide que nous avons reçue du ciel à travers
la paroisse de La Chaux-de-Fonds, celle de Genève, le Conseil
synodal, les institutions diocésaines, la générosité sans
pareille de l'ingénieur et de l'architecte, ainsi que le soutien
de tant d'amis de Suisse et de l'étranger, a fait de cette église
une véritable "église des miracles".
L'église Saint-Jean-Baptiste
C'est en 1962 que le contrat d'achat du terrain, rue Emer-de-Vattel, a été signé,
en 1966 que la pose de la première pierre a eu lieu, et le 6 mai
1967 que l'église Saint-Jean-Baptiste a été consacrée.
Le lendemain de la consécration, cinq jeunes qui ont participé très
activement à la construction de leur église, y ont reçu
leur première communion des mains de notre évêque,
Mgr Urs Küry.
La cloche de l'église, qui se nomme "Persévérance",
porte l'inscription "Chantez au Seigneur, car Il a fait des merveilles".
Cette cloche est un don de plus de notre architecte, Monsieur W. Thommen,
catholique-chrétien de Trimbach. Sans son aide et sa générosité infinie,
notre projet serait tombé à l'eau avant même d'avoir
pris forme.
L'église porte le nom de saint Jean-Baptiste, d'une part en mémoire
du promoteur de la construction (malheureusement décédé avant
l’achèvement des travaux), d'autre part en témoignage
de la foi de notre Eglise, tout ensemble catholique et oecuménique
dans l'attente des temps prédits où il n'y aura plus qu'un
seul pasteur et un seul troupeau.
Dans le présent, cette église reste, pour ceux qui ont vécu
l'histoire de sa construction, le signe que véritablement, rien
n'est impossible à celui qui croit. Certes, nous avons travaillé dur,
mais comment aurions-nous pu, par nos propres moyens, sans l'intervention
constante du Maître de l’œuvre, réaliser le miracle,
non seulement de terminer tous les travaux en 10 ans, mais cela à un
prix de fr. 100.000.- inférieur aux devis, le lieu de culte, la
salle de paroisse et la cuisine complètement aménagés
(y compris un orgue électrostatique), de même qu'un magnifique
jardin qui fait notre plaisir et celui des voisins. A noter enfin le miracle
d'avoir pu, trois ans après la consécration de l'église,
liquider toutes les dettes relatives à la construction et à l'aménagement.
La communauté
Une des vocations prioritaires de l'Eglise vieille-catholique, appelée
en Suisse Eglise catholique-chrétienne, est l’œcuménisme.
Rappelons qu'elle est l'un des membres fondateurs du Conseil oecuménique
des Eglises et qu'elle a produit, au cours de son existence, bon nombre
de théologiens fameux. Cette vocation oecuménique s'est également
fortement manifestée à Neuchâtel où notre Eglise
a joué, comme ailleurs, le rôle d’Eglise-pont. Avec
la participation de quelques-uns de ses membres à tous les groupes
et commissions existant à Neuchâtel ou même fondés
sous son impulsion, notre toute petite communauté a contribué extrêmement
activement à faire de Neuchâtel, pendant des années,
un haut-lieu de la fraternité chrétienne et de l'unité des
Eglises en tout ce qui est possible. Si, aujourd’hui, certains liens
avec la base subsistent, l'acquis des années privilégiées
de l’œcuménisme a été singulièrement
compromis depuis l'accession de Jean-Paul II au trône pontifical.
Le survol des 55 ans d'existence de l'Association catholique-chrétienne
de Neuchâtel et environs montre que le fait d'être une minorité n'est
pas forcément paralysante. Au prix de luttes, d'engagement et d'attachement
inconditionnels et constants, il est possible, si l'on parvient à miser
sur les valeurs essentielles, donc sur la qualité, de vivre une
vie communautaire riche et fructueuse.
Fait singulier et assurément peu banal, c'est le noyau des premiers
temps qui, depuis une cinquantaine d'années, se trouve d'une manière
ou d'une autre aux commandes, sous la conduite de deux prêtres, notamment,
d'une trempe et d'une foi hors du commun - les curés J.B. Couzi
et F. Châtellard - et avec le concours de quelques coreligionnaires
venus s'établir dans la région au fil des ans. C'est ce noyau
qui, par une foi solide, par son engagement inlassable et son attachement
absolu à la cause catholique-chrétienne a écrit l'histoire
du premier demi-siècle de l'Association et a réussi à maintenir
celle-ci à flot si longtemps malgré toutes les difficultés
et les épreuves qui l'ont assaillie et qui auraient même pu
compromettre sa survie. Le souci permanent des responsables a toujours été la
difficulté extrême d'élargir ce noyau et de trouver
quelques paroissiens motivés et prêts à reprendre le
flambeau, avec tout l'engagement nécessaire.
Ceux qui pourraient voir dans cette situation bizarre et quelque peu anormale
un signe d'immobilisme ou de stagnation, oublient sans doute que l'éparpillement
de nos paroissiens dans quatre des six districts du canton, jusqu'aux confins
des frontières française, vaudoise et bernoise, et leur isolement,
ne favorise guère les rassemblements et les rencontres qui vont
de soi dans les paroisses de quartier ou de village.
Ce statut de diaspora qui est le nôtre est encore aggravé à l'époque
actuelle de déchristianisation, de démotivation et de stress,
et par le fait, aussi, que nos foyers sont, pour la plupart, des foyers
mixtes. Dans ce cas, si le conjoint catholique-chrétien n'est pas
très attaché à son Eglise et singulièrement
motivé, il ne fera jamais l'effort de parcourir des kilomètres
pour aller au culte, envoyer ses enfants au catéchisme et encore
moins celui d'assumer une charge.
Ce sont les responsables - ecclésiastiques ou laïcs - qui
ont dû prendre sur eux de faire des centaines, parfois des milliers
de kilomètres par an pour aller à la rencontre de paroissiens
isolés ou pour donner une instruction re1igieuse, souvent à un
enfant à la fois parce qu’il n’y en avait pas d'autre
dans les environs.
Comme on peut le constater, notre communauté est soumise à une
rude école et ce n'est qu'au prix de luttes et de sacrifices incessants,
au prix surtout, d'une foi inébranlable, d'un attachement et d'une
fidélité à toute épreuve qu'elle pourra subsister.
Si elle est difficile et exigeante, cette mission n'en est pas moins fascinante.
Le défi est lancé. C'est l'histoire du deuxième demi-siècle
qui montrera si et comment ce défi sera relevé.
Liliane Krämer
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