Oecuménisme
Les catholiques-chrétiens et l'oecuménisme
Genève
Rassemblement des Eglises et Communautés Chrétiennes de Genève www.recg.ch
L’Eglise catholique-chrétienne est membre du rassemblement depuis sa création.
Par ailleurs, nous faisons partie du comité, depuis toute ces années.
Comme chaque année, une célébration œcuménique a lieu lors de la semaine de Prière pour l’Unité des Chrétiens :
En 2011, elle a eu lieu le mercredi 19 janvier 2011 à 19h00
à la Chapelle du Centre œcuménique au 150 Route de Ferney au Grand-Saconnex
Lien vers le bulletin oecuménisme informations
Rapprochement entre catholiques-romains et vieux-catholiques
Communiqué de presse du 12 mai 2009
Rapprochement entre catholiques-romains et vieux-catholiques
Lors de leur assemblée du 12 mai au « Johannes Schlössl
des Pallotins » à Salzburg, la commission de dialogue (IRAD)
constituée de catholiques-romains et de vieux-catholiques a présenté un
rapport final des consultations menées durant plusieurs années
en vue de réaliser une communauté ecclésiale
entre l’Eglise catholique-romaine et l’Eglise vieille-catholique.
D’importants progrès ont pu être atteints, comme témoigne
le nouveau document titré : « Eglise et communauté ecclésiale »,
qui dépasse un document de pur consentement.
Concernant la conception de l’Eglise, ce texte confirme que les
Eglises vieilles-catholiques et l’Eglise catholique-romaine sont
liées par leur confession de foi commune en la Sainte Ecriture
et par la profession de foi de Nicée-Constantinople, ainsi que
par les décisions dogmatiques prises dans les conseils œcuméniques
reconnues à l’Est comme à l’Ouest. Les fondements
de leurs efforts en vue d’une communauté ecclésiale
sont pour les deux Eglises : l’épiscopat sacramentel selon
la succession apostolique de l‘Eglise entière et les sept
sacrements.
La raison principale de la séparation actuelle réside
dans les différences au sujet de la relation entre l’Eglise
locale et la primauté pontificale (1723), respectivement les dogmes
du Concile du Vatican I affirmant l’infaillibilité et la
primauté juridique du pape (1870). Dès lors, des réflexions
ecclésiologiques approfondies de la part des deux Eglises au sujet
du ministère du pape auprès de la communauté de
toutes les Eglises locales ont démontré qu’il n’existait à ce
sujet plus de divergences insurmontables. Ce texte découle d’une
réflexion commune à propos de ce ministère, à laquelle
le pape Jean-Paul II invite dans son encyclique œcuménique « Ut
unum sint » (N° 95-96) en 1995. Par ce texte commun, une réponse à cette
invitation est aussi donnée de la part de l’Eglise vieille-catholique.
Selon ce dernier, il ressort que la soi-disant question au sujet du pape
ne peut être débattue de façon isolée, mais
seulement par une vaste réflexion sur l’Eglise en tant que
communauté d’Eglises locales dans lesquelles existe l’Eglise,
une, sainte, catholique et apostolique, que reconnaissent communément
les deux Eglises.
Au cours de son travail, la commission de dialogue a décidé de
placer le texte concernant l’Eglise à l’horizon d’une
communion ecclésiale possible. Les experts participant à ces
consultations n’ont, bien sûr, pas pu omettre de remarquer
que, sur la base de la foi catholique commune retenue, d’autres
questions particulières se sont développées dans
l’enseignement et dans la discipline ecclésiale. Il s’agit
en particulier des questions concernant la vénération de
la Vierge Marie, de l’ordination des femmes à la prêtrise,
ainsi que de l’acceptation d’anciens prêtres catholiques-romains
dans l’Eglise vieille-catholique. Ces questions avaient été débattues
et exposées selon la méthode du « consentement différencié ».
Pour la commission, il est évident que certaines de ces divergences
entraînent des réserves dans la réalisation d’une
possible communauté ecclésiale.
Quant au contexte historique du travail accompli par la commission,
il faut remarquer que suite au Concile du Vatican II, une nouvelle phase
dans le rapport entre l’Eglise catholique-romaine et l’Union
d’Utrecht de l ‘Eglise vieille-catholique a été entamée.
Depuis 1966, diverses commissions nationales de dialogue se sont occupées
de questions de la foi et de la pastorale. Les Eglises vieilles-catholiques
des Pays-Bas, de l’Allemagne et de la Suisse ont participé activement
lors du dialogue antérieur, tandis que celle d’Autriche
n’a mis aucune commission de dialogue en place. Ne participaient
pas non plus (entre autre) la « Polish National Catholic Church » (PNCC)
en Amérique du Nord et l ‘Eglise catholique polonaise (PKK)
en Europe.
En l’an 2000, l’année du grand Jubilé, lors
de la rencontre entre l’archevêque Antonius Jan Glazemaker
et le Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens, à Rome,
une nouvelle commission internationale de dialogue a vu le jour. Suite à une
session d’un groupe de travail préparatif en 2003 à Stuttgart,
des membres nommés entre-temps par leurs Eglises reprirent leur
travail à Berne, en mai 2004. Après onze séances
tenues aux Pays-Bas, en Allemagne et en Suisse, la commission a clôturé son
travail en mai 2009 à Salzburg.
Membres vieux-catholiques : évêque émérite
Fritz-René Müller, Berne/Suisse, co-président ; Prof.
Dr. Angela Berlis, Haarlem/Pays-Bas ; Prof. émérite Dr.
Jan Visser, Zeist/Pays-Bas ; Prof. Dr. Günter Esser, Bonn/Allemagne
; Prof. Dr Urs von Arx, Berne/Suisse ; curé Martin Eisenbraun,
Salzburg/Autriche.
Membres catholiques-romains : évêque emérite Paul-Werner
Scheele, Würzburg, co-président ; évêque coadjuteur
Johannes Gerardus Maria von Burgsteden, Haarlem/Pays-Bas ; chanoine-prélat
Hubert Bour, Rottenburg/Allemagne ; Prof. Heinrich J.F. Reinhardt, Bochum/Allemagne
; Prof. Dr. Hans Jörg Urban, Paderborn/Allemagne ; Mgr Dr. Matthias
Türk, Cité du Vatican.
Par l’adoption de ce texte, la commission de dialogue achève
la mission qui lui avait été confiée par le Conseil
pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens
et par la Conférence internationale des évêques vieux-catholiques
de l’Union d’Utrecht. Elle soumet son texte pour approbation
aux directions des Eglises qui l’avaient mandatée, tout
en étant consciente que quelques-unes de ses réflexions
demandent de plus amples développements. Elle espère néanmoins
recevoir un acte de bonne réception à tous les niveaux
sans lequel l’objectif espéré resterait lettre morte.
Salzburg, le 12 mai 2009
Mgr. Dr. Matthias Türk
co-secrétaire de la commission de dialogue
Conseil pontifical pour la propagation de l ‘unité des chrétiens
Curé Martin Eisenbraun
co-secrétaire de la commission de dialogue
Conférence internationale des évêques vieux-catholiques
de l’Union d’Utrecht
traduction française : Marie-Thérèse Chauvet
et Marianne Laubscher-Gerny
Office of Information and Communication of the International Old Catholic
Bishops’Conference Of the Union of Utrecht
Les relations oecuméniques de l'Union d'Utrecht (texte de 1993)
Les Eglises de l’Union
d’Utrecht se composent d’Eglises
locales représentant l’unique et sainte Eglise catholique
et apostolique qui, malgré leurs imperfections et le péché humain,
essaient de surmonter de toutes leurs forces les divisions. Les Eglises
locales en lien avec l’Union d’Utrecht se composent d’Eglises
autonomes qui comprennent plusieurs diocèses, ainsi que des diocèses
autonomes. En dépit de leurs origines historiques différentes,
ces Eglises ont en commun l’objectif de poursuivre en Occident
la mission de l’Eglise ancienne et indivisée d’Orient
et d’Occident. Elles s’efforcent d’atteindre l’unicité des
Eglises chrétiennes, basée sur la foi de l’Eglise
ancienne indivisée. Cette perspective figure déjà dans
la déclaration de l’épiscopat vieux-catholique de
1889 dite : Déclaration d’Utrecht, valable aujourd’hui
encore. C’est dans cet esprit que les Eglises de l’Union
d’Utrecht prennent part au « mouvement »œcuménique ».
L’Eglise vieille-catholique reconnaît en l’Eglise
orthodoxe d’Orient la même base de l’Eglise ancienne
qu’elle-même. Elle considère ainsi leur réunification
comme primordiale depuis toujours. Elle espère que le dialogue
introduit et conclu par les Commissions des deux Eglises en 1987 mènera à la
réalisation de ce projet
La réception du résultat de ces dialogues est en route
dans les Eglises vieilles-catholiques. La Conférence internationale
des Evêques vieux-catholiques (IBK) espère que cela est également
le cas pour les Eglises orthodoxes. Dans ce sens, elle prévoit
en temps voulu des discussions avec l’Eglise orthodoxe à propos
des conséquences qui seront à tirer de ces dialogues, avec
le but de concrétiser la réalisation de cette communauté ecclésiale
reconstituée
note
1 - (info-bulle).
D’étroites relations œcuméniques existent
dans différents pays avec certaines Eglises anciennes orientales.
Or, un dialogue universel de l’Union d’Utrecht avec ces Eglises
anciennes orientales fait encore défaut.
C’est au siècle dernier déjà que la Communauté anglicane
a été reconnue par les Vieux-catholiques comme étant
celle qui lui était la plus proche. Ceci parce qu’elle avait
gardé la foi et l’ordre de l’Eglise ancienne, plus
fortement que les Eglises de la Réforme de l’Europe occidentale.
C’est particulièrement dans la vie sacramentelle de l’Eglise
et dans la transmission ininterrompue de son triple ministère
que cela se manifeste. Néanmoins, pendant une période prolongée,
l’Eglise d’Utrecht vit certaines complications théologiques
dans la reconnaissance des consécrations anglicanes. Ces doutes
finirent par être surmontés de sorte qu’en 1925 l’Eglise
d’Utrecht et la Conférence internationale des évêques
(IBK) reconnurent officiellement les consécrations anglicanes.
En raison de cette reconnaissance réciproque, c’est en
1931, ainsi que dans les années suivantes, que les Eglises anglicanes
et vieilles-catholiques se reconnurent en tant qu’Eglises catholiques.
Le texte de la convention a été travaillé par une
commission mixte anglicane et vieille-catholique à Bonn, en juillet
1931. L’Eglise polonaise-nationale catholique des Etats-Unis d’Amérique
et du Canada (PNCC) a conclu quant à elle un accord particulier
en 1946 avec l’Eglise épiscopale des Etats-Unis d’Amérique
et en 1958 avec l’Eglise anglicane du Canada. Cet accord a été rompu
en 1978 suite à l’ordination de femmes à la prêtrise
dans les deux Eglises anglicanes.
Depuis, certaines décisions d’Eglises anglicanes concernant
les relations avec d’autres Eglises et au sujet de l’ordination
des femmes prise par l’IBK ont donné motif à des
prises de position. L’IBK insiste sur le rétablissement
de l’unité à laquelle aspirait autant l’Eglise
anglicane qu’elle-même, pour autant que les conditions nécessaires
par rapport à la foi et à la vie des Eglises concernées
soient respectées. L’IBK signale que ces conditions ne figuraient
pas de manière suffisante dans les projets anglicans d’Union,
ce qui pouvait créer certains dangers pour la véritable
unité. L’IBK déclare que les évêques
vieux-catholiques ne pouvaient prendre aucune responsabilité au
sujet de ces questions et de la manière de procéder des
Eglises anglicanes de province, mais que la responsabilité directe
se trouvait auprès des Eglises anglicanes concernées.
En outre, en ce qui concerne l’ordination des femmes dans certaines
provinces ecclésiales anglicanes, l’IBK déclare qu’elle
ne peut donner son accord et que cette question devait être traitée
lors de discussions entre toutes les Eglises qui tiennent à la
foi et au ministère de l’ancienne Eglise. Etant donné l’urgence
de la question depuis les explications données en 1976 aussi bien
de la part de plusieurs Eglises de l’Union d’Utrecht qu’en
dehors de celles-ci, nous estimons que le dialogue désiré à l’origine
par l’IBK au sujet des questions théologiques fondamentales
s’avère aujourd’hui encore plus nécessaire.
Et ne permet plus d’être différé.
Par rapport aux Eglises anglicanes, l’IBK s’est laissée
guider par le principe de savoir s’il n’était pas
suffisant qu’il y ait unanimité pour établir et conserver
la communauté, mais aussi si les différences devaient entraîner
une séparation. L’IBK a effectivement renié cette
dernière affirmation en sauvegardant la communauté, malgré les
difficultés. Par cette attitude et par ses expériences – cependant
différentes – elle a renforcé la communauté existant
depuis 1931
note 2 (info-bulle).
Un accord sur l’établissement de la communauté ecclésiale
a été conclu, en 1965, entre l’IBK et les Eglises épiscopales
du Portugal, de l’Espagne ainsi qu’avec l’Eglise catholique
indépendante des Philippines. Cet accord est formulé selon
celui qui avait été signé à Bonn en 1931
par la commission des Eglises anglicanes et vieilles-catholiques. Les
Eglises épiscopales du Portugal et de l’Espagne ont une
origine historique semblable à celle des Eglises de l’Union
d’Utrecht. Elles avaient néanmoins des relations plus étroites
avec les Anglicans et avaient reçu leurs consécrations épiscopales
par les évêques anglicans. Par suite de leur évolution,
elles furent annexées en 1980 à la communauté ecclésiale
anglicane.
C’est à la fin du 19ème siècle que l’Eglise
catholique indépendante des Philippines, issue d’un mouvement
national indépendant ecclésial, s’oriente d’abord
vers les principes vieux-catholiques. Passant plus tard sous l’influence
d’unitaires américains, les contacts vieux-catholiques furent
brisés. Un changement intervint après la deuxième
guerre mondiale. L’Eglise catholique indépendante des Philippines
signa, en 1947, une profession de foi trinitaire et reçut, en
1948, les consécrations (ordinations) épiscopales par l’Eglise épiscopale
d’Amérique. Ainsi s’ouvrit le chemin vers l’établissement
de la communauté avec les Eglises de l’Union d’Utrecht.
En 1969, un évêque de la PNCC délégué également
par l’IBK prit part à la consécration de trois évêques
philippins. On essaie, ces derniers temps, de donner plus d’importance
pratique entre la communauté de l’Union d’Utrecht
et l’Eglise des Philippines.
Les Eglises de l’Union d’Utrecht ont une relation particulière
avec l’Eglise vieille-catholique des Mariaravites en Pologne. Suite à un
enseignement et à une pratique incompatibles avec la foi vieille-catholique,
l’archevêque de l’Eglise des Mariavites, Jan Maria
Michal Kowalski, dut être exclu de l’Union d’Utrecht
en 1924. L’Eglise vieille-catholique des Mariavites (administration
ecclésiale à Plock) s’est distancée lors des
synodes de 1935 à 1938 du comportement de l’archevêque
J.M. Kowalski. Elle s’est également distancée du
groupe de Felicjanow (Eglise catholique des Mariavites). Basée
sur cette décision de 1938, l’Eglise vieille-catholique
des Mariavites fit la demande d’être réintégrée
dans l’Union d’Utrecht. Or l’IBK fut d’avis d’éclaircir
encore certaines questions, entre autres, celles de l’existence
de deux membres de l’Union d’Utrecht en Pologne – Eglise
catholique polonaise et Eglise vieille-catholique des Mariavites. Cela
n’empêcha pas l’IBK en 1985, de recommander aux Eglises
de l’Union d’Utrecht de réinstaurer une relation de
communauté sacramentelle avec l’Eglise vieille-catholique
des Mariavites dans l’esprit de la convention de Bonn en vue de
l’associer à nouveau à l’Union d’Utrecht.
Officiellement, à ce jour, cela n’a été le
cas que pour l’Eglise des Pays-Bas.
Il existe une commission mixte pour la discussion des questions à clarifier.
Le problème des relations de l’Eglise vieille-catholique
des Mariavites en Pologne avec des groupes hors de la Pologne est venu
se greffer aux anciennes questions.
Malgré tout, l’IBK espère que ces difficultés
pourront être aplanies et qu’ainsi l’Union d’Utrecht
ouvrira à nouveau ses portes à l’Eglise vieille-catholique
des Mariavites en Pologne.
Avec l’Eglise catholique romaine des relations interconfessionnelles
amicales se sont développées depuis le Concile Vatican
II. Bien avant cette période, Rome n’avait jamais contesté la
validité des ordinations vieilles-catholiques. Les conditions
pour l’établissement d’un dialogue avec certaines
Eglises de l’Union d’Utrecht (Pays-Bas, USA) que l’Eglise
catholique-romaine avait formulées avant le Concile Vatican II
n’ont plus cours aujourd’hui. Alors, un dialogue officiel,
avec des résultats positifs, a été instauré et
est encore vécu à ce jour dans certains pays sur un plan
national.
Les Vieux-Catholiques sont conscients qu’une tradition catholique
occidentale commune les lie – à un degré élevé – à l’Eglise
catholique romaine. Bien que se sentant appartenir à l’Eglise
catholique occidentale et, tout en recherchant son unité, les
Vieux-Catholiques accordent cependant une valeur fondamentale, non seulement à la
tradition occidentale, mais aussi à leur relation à la
tradition orientale, comme cela est exprimé dans la vocation vieille-catholique
de l’Eglise indivisée du 1er siècle. En 1970, une
déclaration de l’IBK sur la primauté dans l’Eglise
confirmait les explications antérieures selon lesquelles les Vieux-Catholiques
reconnaissent la primauté historique comme l’Eglise ancienne
accordait à l’évêque de Rome la « primauté inter
pares » (le premier entre les égaux). Cette reconnaissance
persiste avec l’affirmation que le Primat exerce un ministère
de service pour l’Unité et en tant que tel s’engage,
en union avec tous les évêques et avec toutes les Eglises
locales. Cependant, un grand problème pour la réalisation
de l’Unité subsiste, à savoir : les dogmes catholiques
romains ayant trait à l’autorité suprême du
pape sur toute l’Eglise et de son infaillibilité dans ses
décisions doctrinales.
L’IBK désire la reprise d’un dialogue sur un plan
international. Les thèmes du dialogue devraient porter, entre
autres, sur la question de la primauté et de la position des laïcs
dans l’Eglise
note 3 (info-bulle).
Des relations amicales qui, avec le temps, se sont approfondies, existaient
déjà lors de la conclusion du traité de l’Union
d’Utrecht avec les Eglises évangéliques luthériennes
et évangéliques réformées. Celles-ci se retrouvent
dans le cadre du mouvement œcuménique. Malgré un
travail intensif en commun, exercé dans plusieurs endroits, et
un échange minutieux d’idées théologiques
sur un plan personnel, aucun dialogue théologique officiel, au
plan international, n’a eu lieu et, à l’exception
de l’Allemagne, même pas sur le plan national ou régional.
Les questions qui devraient être éclaircies par un dialogue
portent sur la compréhension de l’Eglise, de son Unité et
de son Ministère, de son enseignement sacramentel et de la compréhension
de la Rédemption.
L’attitude œcuménique des Eglises de l’Union
d’Utrecht se manifeste en outre dans leur collaboration au Conseil
oecuménique des Eglises où elles prennent part au dialogue
multilatéral portant aussi bien sur les questions de foi que sur
la constitution de l’Eglise (Foi et Constitution). Elles se basent
sur le fondement de la foi de l’ancienne Eglise indivisée
de l’Orient et de l’Occident et – en plus des questions
déjà mentionnées – sur la compréhension
du Saint-Esprit qui réclame à Lui seul une explication
particulière. Dans un esprit œcuménique, les Eglises
de l’Union d’Utrecht prennent part au processus conciliaire
pour la Justice, la Paix et la Sauvegarde de la Création, ainsi
qu’au travail œcuménique sur le plan national, régional
et local.
Texte original publié en allemand dans la Revue internationale
de théologie IKZ N° 83 (1993) Pages 250-254.
Traduction française par Marie-Thérèse Chauvet
(Genève 2006). Notes : Jean-Claude Mokry (Genève 2006)
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