Oecuménisme

Conférence

Les catholiques-chrétiens et l'oecuménisme

Genève

Rassemblement des Eglises et Communautés Chrétiennes de Genève www.recg.ch

L’Eglise catholique-chrétienne est membre du rassemblement depuis sa création.

Par ailleurs, nous faisons partie du comité, depuis toute ces années.

Comme chaque année, une célébration œcuménique a lieu lors de la semaine de Prière pour l’Unité des Chrétiens :

En 2014, elle a eu lieu le jeudi 23 janvier 2014 à 19h00 
à la Chapelle du Centre œcuménique au 150 Route de Ferney  au  Grand-Saconnex


Lien vers le bulletin oecuménisme informations

 

Rapprochement entre catholiques-romains et vieux-catholiques

Communiqué de presse du 12 mai 2009

Rapprochement entre catholiques-romains et vieux-catholiques

Lors de leur assemblée du 12 mai au « Johannes Schlössl des Pallotins » à Salzburg, la commission de dialogue (IRAD) constituée de catholiques-romains et de vieux-catholiques a présenté un rapport final des consultations menées durant plusieurs années en vue de réaliser une communauté ecclésiale entre l’Eglise catholique-romaine et l’Eglise vieille-catholique. D’importants progrès ont pu être atteints, comme témoigne le nouveau document titré : « Eglise et communauté ecclésiale », qui dépasse un document de pur consentement.

Concernant la conception de l’Eglise, ce texte confirme que les Eglises vieilles-catholiques et l’Eglise catholique-romaine sont liées par leur confession de foi commune en la Sainte Ecriture et par la profession de foi de Nicée-Constantinople, ainsi que par les décisions dogmatiques prises dans les conseils œcuméniques reconnues à l’Est comme à l’Ouest. Les fondements de leurs efforts en vue d’une communauté ecclésiale sont pour les deux Eglises : l’épiscopat sacramentel selon la succession apostolique de l‘Eglise entière et les sept sacrements.

La raison principale de la séparation actuelle réside dans les différences au sujet de la relation entre l’Eglise locale et la primauté pontificale (1723), respectivement les dogmes du Concile du Vatican I affirmant l’infaillibilité et la primauté juridique du pape (1870). Dès lors, des réflexions ecclésiologiques approfondies de la part des deux Eglises au sujet du ministère du pape auprès de la communauté de toutes les Eglises locales ont démontré qu’il n’existait à ce sujet plus de divergences insurmontables. Ce texte découle d’une réflexion commune à propos de ce ministère, à laquelle le pape Jean-Paul II invite dans son encyclique œcuménique « Ut unum sint » (N° 95-96) en 1995. Par ce texte commun, une réponse à cette invitation est aussi donnée de la part de l’Eglise vieille-catholique. Selon ce dernier, il ressort que la soi-disant question au sujet du pape ne peut être débattue de façon isolée, mais seulement par une vaste réflexion sur l’Eglise en tant que communauté d’Eglises locales dans lesquelles existe l’Eglise, une, sainte, catholique et apostolique, que reconnaissent communément les deux Eglises.

Au cours de son travail, la commission de dialogue a décidé de placer le texte concernant l’Eglise à l’horizon d’une communion ecclésiale possible. Les experts participant à ces consultations n’ont, bien sûr, pas pu omettre de remarquer que, sur la base de la foi catholique commune retenue, d’autres questions particulières se sont développées dans l’enseignement et dans la discipline ecclésiale. Il s’agit en particulier des questions concernant la vénération de la Vierge Marie, de l’ordination des femmes à la prêtrise, ainsi que de l’acceptation d’anciens prêtres catholiques-romains dans l’Eglise vieille-catholique. Ces questions avaient été débattues et exposées selon la méthode du « consentement différencié ». Pour la commission, il est évident que certaines de ces divergences entraînent des réserves dans la réalisation d’une possible communauté ecclésiale.

Quant au contexte historique du travail accompli par la commission, il faut remarquer que suite au Concile du Vatican II, une nouvelle phase dans le rapport entre l’Eglise catholique-romaine et l’Union d’Utrecht de l ‘Eglise vieille-catholique a été entamée. Depuis 1966, diverses commissions nationales de dialogue se sont occupées de questions de la foi et de la pastorale. Les Eglises vieilles-catholiques des Pays-Bas, de l’Allemagne et de la Suisse ont participé activement lors du dialogue antérieur, tandis que celle d’Autriche n’a mis aucune commission de dialogue en place. Ne participaient pas non plus (entre autre) la « Polish National Catholic Church » (PNCC) en Amérique du Nord et l ‘Eglise catholique polonaise (PKK) en Europe.

En l’an 2000, l’année du grand Jubilé, lors de la rencontre entre l’archevêque Antonius Jan Glazemaker et le Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens, à Rome, une nouvelle commission internationale de dialogue a vu le jour. Suite à une session d’un groupe de travail préparatif en 2003 à Stuttgart, des membres nommés entre-temps par leurs Eglises reprirent leur travail à Berne, en mai 2004. Après onze séances tenues aux Pays-Bas, en Allemagne et en Suisse, la commission a clôturé son travail en mai 2009 à Salzburg.

Membres vieux-catholiques : évêque émérite Fritz-René Müller, Berne/Suisse, co-président ; Prof. Dr. Angela Berlis, Haarlem/Pays-Bas ; Prof. émérite Dr. Jan Visser, Zeist/Pays-Bas ; Prof. Dr. Günter Esser, Bonn/Allemagne ; Prof. Dr Urs von Arx, Berne/Suisse ; curé Martin Eisenbraun, Salzburg/Autriche.

Membres catholiques-romains : évêque emérite Paul-Werner Scheele, Würzburg, co-président ; évêque coadjuteur Johannes Gerardus Maria von Burgsteden, Haarlem/Pays-Bas ; chanoine-prélat Hubert Bour, Rottenburg/Allemagne ; Prof. Heinrich J.F. Reinhardt, Bochum/Allemagne ; Prof. Dr. Hans Jörg Urban, Paderborn/Allemagne ; Mgr Dr. Matthias Türk, Cité du Vatican.

Par l’adoption de ce texte, la commission de dialogue achève la mission qui lui avait été confiée par le Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens et par la Conférence internationale des évêques vieux-catholiques de l’Union d’Utrecht. Elle soumet son texte pour approbation aux directions des Eglises qui l’avaient mandatée, tout en étant consciente que quelques-unes de ses réflexions demandent de plus amples développements. Elle espère néanmoins recevoir un acte de bonne réception à tous les niveaux sans lequel l’objectif espéré resterait lettre morte.

Salzburg, le 12 mai 2009

Mgr. Dr. Matthias Türk
co-secrétaire de la commission de dialogue
Conseil pontifical pour la propagation de l ‘unité des chrétiens

Curé Martin Eisenbraun
co-secrétaire de la commission de dialogue
Conférence internationale des évêques vieux-catholiques de l’Union d’Utrecht


traduction française : Marie-Thérèse Chauvet et Marianne Laubscher-Gerny
Office of Information and Communication of the International Old Catholic Bishops’Conference Of the Union of Utrecht

 

 

Les relations oecuméniques de l'Union d'Utrecht (texte de 1993)

La conf. internat. des évêques visite le Conseil Oecuménique des EglisesLes Eglises de l’Union d’Utrecht se composent d’Eglises locales représentant l’unique et sainte Eglise catholique et apostolique qui, malgré leurs imperfections et le péché humain, essaient de surmonter de toutes leurs forces les divisions. Les Eglises locales en lien avec l’Union d’Utrecht se composent d’Eglises autonomes qui comprennent plusieurs diocèses, ainsi que des diocèses autonomes. En dépit de leurs origines historiques différentes, ces Eglises ont en commun l’objectif de poursuivre en Occident la mission de l’Eglise ancienne et indivisée d’Orient et d’Occident. Elles s’efforcent d’atteindre l’unicité des Eglises chrétiennes, basée sur la foi de l’Eglise ancienne indivisée. Cette perspective figure déjà dans la déclaration de l’épiscopat vieux-catholique de 1889 dite : Déclaration d’Utrecht, valable aujourd’hui encore. C’est dans cet esprit que les Eglises de l’Union d’Utrecht prennent part au « mouvement »œcuménique ».

L’Eglise vieille-catholique reconnaît en l’Eglise orthodoxe d’Orient la même base de l’Eglise ancienne qu’elle-même. Elle considère ainsi leur réunification comme primordiale depuis toujours. Elle espère que le dialogue introduit et conclu par les Commissions des deux Eglises en 1987 mènera à la réalisation de ce projet

La réception du résultat de ces dialogues est en route dans les Eglises vieilles-catholiques. La Conférence internationale des Evêques vieux-catholiques (IBK) espère que cela est également le cas pour les Eglises orthodoxes. Dans ce sens, elle prévoit en temps voulu des discussions avec l’Eglise orthodoxe à propos des conséquences qui seront à tirer de ces dialogues, avec le but de concrétiser la réalisation de cette communauté ecclésiale reconstituée liennote 1 - (info-bulle).

D’étroites relations œcuméniques existent dans différents pays avec certaines Eglises anciennes orientales. Or, un dialogue universel de l’Union d’Utrecht avec ces Eglises anciennes orientales fait encore défaut.

C’est au siècle dernier déjà que la Communauté anglicane a été reconnue par les Vieux-catholiques comme étant celle qui lui était la plus proche. Ceci parce qu’elle avait gardé la foi et l’ordre de l’Eglise ancienne, plus fortement que les Eglises de la Réforme de l’Europe occidentale. C’est particulièrement dans la vie sacramentelle de l’Eglise et dans la transmission ininterrompue de son triple ministère que cela se manifeste. Néanmoins, pendant une période prolongée, l’Eglise d’Utrecht vit certaines complications théologiques dans la reconnaissance des consécrations anglicanes. Ces doutes finirent par être surmontés de sorte qu’en 1925 l’Eglise d’Utrecht et la Conférence internationale des évêques (IBK) reconnurent officiellement les consécrations anglicanes.

En raison de cette reconnaissance réciproque, c’est en 1931, ainsi que dans les années suivantes, que les Eglises anglicanes et vieilles-catholiques se reconnurent en tant qu’Eglises catholiques. Le texte de la convention a été travaillé par une commission mixte anglicane et vieille-catholique à Bonn, en juillet 1931. L’Eglise polonaise-nationale catholique des Etats-Unis d’Amérique et du Canada (PNCC) a conclu quant à elle un accord particulier en 1946 avec l’Eglise épiscopale des Etats-Unis d’Amérique et en 1958 avec l’Eglise anglicane du Canada. Cet accord a été rompu en 1978 suite à l’ordination de femmes à la prêtrise dans les deux Eglises anglicanes.

Depuis, certaines décisions d’Eglises anglicanes concernant les relations avec d’autres Eglises et au sujet de l’ordination des femmes prise par l’IBK ont donné motif à des prises de position. L’IBK insiste sur le rétablissement de l’unité à laquelle aspirait autant l’Eglise anglicane qu’elle-même, pour autant que les conditions nécessaires par rapport à la foi et à la vie des Eglises concernées soient respectées. L’IBK signale que ces conditions ne figuraient pas de manière suffisante dans les projets anglicans d’Union, ce qui pouvait créer certains dangers pour la véritable unité. L’IBK déclare que les évêques vieux-catholiques ne pouvaient prendre aucune responsabilité au sujet de ces questions et de la manière de procéder des Eglises anglicanes de province, mais que la responsabilité directe se trouvait auprès des Eglises anglicanes concernées.

En outre, en ce qui concerne l’ordination des femmes dans certaines provinces ecclésiales anglicanes, l’IBK déclare qu’elle ne peut donner son accord et que cette question devait être traitée lors de discussions entre toutes les Eglises qui tiennent à la foi et au ministère de l’ancienne Eglise. Etant donné l’urgence de la question depuis les explications données en 1976 aussi bien de la part de plusieurs Eglises de l’Union d’Utrecht qu’en dehors de celles-ci, nous estimons que le dialogue désiré à l’origine par l’IBK au sujet des questions théologiques fondamentales s’avère aujourd’hui encore plus nécessaire. Et ne permet plus d’être différé.

Par rapport aux Eglises anglicanes, l’IBK s’est laissée guider par le principe de savoir s’il n’était pas suffisant qu’il y ait unanimité pour établir et conserver la communauté, mais aussi si les différences devaient entraîner une séparation. L’IBK a effectivement renié cette dernière affirmation en sauvegardant la communauté, malgré les difficultés. Par cette attitude et par ses expériences – cependant différentes – elle a renforcé la communauté existant depuis 1931liennote 2  (info-bulle).

Un accord sur l’établissement de la communauté ecclésiale a été conclu, en 1965, entre l’IBK et les Eglises épiscopales du Portugal, de l’Espagne ainsi qu’avec l’Eglise catholique indépendante des Philippines. Cet accord est formulé selon celui qui avait été signé à Bonn en 1931 par la commission des Eglises anglicanes et vieilles-catholiques. Les Eglises épiscopales du Portugal et de l’Espagne ont une origine historique semblable à celle des Eglises de l’Union d’Utrecht. Elles avaient néanmoins des relations plus étroites avec les Anglicans et avaient reçu leurs consécrations épiscopales par les évêques anglicans. Par suite de leur évolution, elles furent annexées en 1980 à la communauté ecclésiale anglicane.

C’est à la fin du 19ème siècle que l’Eglise catholique indépendante des Philippines, issue d’un mouvement national indépendant ecclésial, s’oriente d’abord vers les principes vieux-catholiques. Passant plus tard sous l’influence d’unitaires américains, les contacts vieux-catholiques furent brisés. Un changement intervint après la deuxième guerre mondiale. L’Eglise catholique indépendante des Philippines signa, en 1947, une profession de foi trinitaire et reçut, en 1948, les consécrations (ordinations) épiscopales par l’Eglise épiscopale d’Amérique. Ainsi s’ouvrit le chemin vers l’établissement de la communauté avec les Eglises de l’Union d’Utrecht. En 1969, un évêque de la PNCC délégué également par l’IBK prit part à la consécration de trois évêques philippins. On essaie, ces derniers temps, de donner plus d’importance pratique entre la communauté de l’Union d’Utrecht et l’Eglise des Philippines.

Les Eglises de l’Union d’Utrecht ont une relation particulière avec l’Eglise vieille-catholique des Mariaravites en Pologne. Suite à un enseignement et à une pratique incompatibles avec la foi vieille-catholique, l’archevêque de l’Eglise des Mariavites, Jan Maria Michal Kowalski, dut être exclu de l’Union d’Utrecht en 1924. L’Eglise vieille-catholique des Mariavites (administration ecclésiale à Plock) s’est distancée lors des synodes de 1935 à 1938 du comportement de l’archevêque J.M. Kowalski. Elle s’est également distancée du groupe de Felicjanow (Eglise catholique des Mariavites). Basée sur cette décision de 1938, l’Eglise vieille-catholique des Mariavites fit la demande d’être réintégrée dans l’Union d’Utrecht. Or l’IBK fut d’avis d’éclaircir encore certaines questions, entre autres, celles de l’existence de deux membres de l’Union d’Utrecht en Pologne – Eglise catholique polonaise et Eglise vieille-catholique des Mariavites. Cela n’empêcha pas l’IBK en 1985, de recommander aux Eglises de l’Union d’Utrecht de réinstaurer une relation de communauté sacramentelle avec l’Eglise vieille-catholique des Mariavites dans l’esprit de la convention de Bonn en vue de l’associer à nouveau à l’Union d’Utrecht. Officiellement, à ce jour, cela n’a été le cas que pour l’Eglise des Pays-Bas.

Il existe une commission mixte pour la discussion des questions à clarifier. Le problème des relations de l’Eglise vieille-catholique des Mariavites en Pologne avec des groupes hors de la Pologne est venu se greffer aux anciennes questions.

Malgré tout, l’IBK espère que ces difficultés pourront être aplanies et qu’ainsi l’Union d’Utrecht ouvrira à nouveau ses portes à l’Eglise vieille-catholique des Mariavites en Pologne.

Avec l’Eglise catholique romaine des relations interconfessionnelles amicales se sont développées depuis le Concile Vatican II. Bien avant cette période, Rome n’avait jamais contesté la validité des ordinations vieilles-catholiques. Les conditions pour l’établissement d’un dialogue avec certaines Eglises de l’Union d’Utrecht (Pays-Bas, USA) que l’Eglise catholique-romaine avait formulées avant le Concile Vatican II n’ont plus cours aujourd’hui. Alors, un dialogue officiel, avec des résultats positifs, a été instauré et est encore vécu à ce jour dans certains pays sur un plan national.

Les Vieux-Catholiques sont conscients qu’une tradition catholique occidentale commune les lie – à un degré élevé – à l’Eglise catholique romaine. Bien que se sentant appartenir à l’Eglise catholique occidentale et, tout en recherchant son unité, les Vieux-Catholiques accordent cependant une valeur fondamentale, non seulement à la tradition occidentale, mais aussi à leur relation à la tradition orientale, comme cela est exprimé dans la vocation vieille-catholique de l’Eglise indivisée du 1er siècle. En 1970, une déclaration de l’IBK sur la primauté dans l’Eglise confirmait les explications antérieures selon lesquelles les Vieux-Catholiques reconnaissent la primauté historique comme l’Eglise ancienne accordait à l’évêque de Rome la « primauté inter pares » (le premier entre les égaux). Cette reconnaissance persiste avec l’affirmation que le Primat exerce un ministère de service pour l’Unité et en tant que tel s’engage, en union avec tous les évêques et avec toutes les Eglises locales. Cependant, un grand problème pour la réalisation de l’Unité subsiste, à savoir : les dogmes catholiques romains ayant trait à l’autorité suprême du pape sur toute l’Eglise et de son infaillibilité dans ses décisions doctrinales.

L’IBK désire la reprise d’un dialogue sur un plan international. Les thèmes du dialogue devraient porter, entre autres, sur la question de la primauté et de la position des laïcs dans l’Eglise liennote 3 (info-bulle).

Des relations amicales qui, avec le temps, se sont approfondies, existaient déjà lors de la conclusion du traité de l’Union d’Utrecht avec les Eglises évangéliques luthériennes et évangéliques réformées. Celles-ci se retrouvent dans le cadre du mouvement œcuménique. Malgré un travail intensif en commun, exercé dans plusieurs endroits, et un échange minutieux d’idées théologiques sur un plan personnel, aucun dialogue théologique officiel, au plan international, n’a eu lieu et, à l’exception de l’Allemagne, même pas sur le plan national ou régional. Les questions qui devraient être éclaircies par un dialogue portent sur la compréhension de l’Eglise, de son Unité et de son Ministère, de son enseignement sacramentel et de la compréhension de la Rédemption.

L’attitude œcuménique des Eglises de l’Union d’Utrecht se manifeste en outre dans leur collaboration au Conseil oecuménique des Eglises où elles prennent part au dialogue multilatéral portant aussi bien sur les questions de foi que sur la constitution de l’Eglise (Foi et Constitution). Elles se basent sur le fondement de la foi de l’ancienne Eglise indivisée de l’Orient et de l’Occident et – en plus des questions déjà mentionnées – sur la compréhension du Saint-Esprit qui réclame à Lui seul une explication particulière. Dans un esprit œcuménique, les Eglises de l’Union d’Utrecht prennent part au processus conciliaire pour la Justice, la Paix et la Sauvegarde de la Création, ainsi qu’au travail œcuménique sur le plan national, régional et local.

Texte original publié en allemand dans la Revue internationale de théologie IKZ N° 83 (1993) Pages 250-254.

Traduction française par Marie-Thérèse Chauvet (Genève 2006). Notes : Jean-Claude Mokry (Genève 2006)

 

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